« Ça va vraiment parfumer le bouillon » : pour son pot-au-feu, Laurent Mariotte choisit toujours cette viande

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Vous avez déjà passé des heures sur un pot-au-feu… pour finalement trouver le bouillon un peu fade ? Frustrant. Surtout quand vous rêviez d’un parfum de cuisine de grand-mère qui embaume tout l’appartement. La bonne nouvelle, c’est que le problème ne vient pas de vous, mais souvent du choix de la viande. Et sur ce point, Laurent Mariotte est très clair : il y a un morceau qu’il choisit toujours, car “ça va vraiment parfumer le bouillon”.

Le vrai secret du pot-au-feu selon Laurent Mariotte

On entend souvent que le secret, c’est “le temps et l’amour”. Bien sûr. Mais pour un pot-au-feu bien parfumé, il faut surtout les bons morceaux de bœuf.

Laurent Mariotte suit une règle toute simple donnée par son boucher : “3 goûts et 3 textures différentes”. Autrement dit, ne pas se contenter d’un seul type de viande. C’est ce mélange qui donne un bouillon riche, profond, et une viande fondante.

Et au milieu de ce trio gagnant, il y a un morceau totalement incontournable. Celui qui change tout et qui fait dire “ah oui, là, ça sent comme chez mamie”.

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Le morceau indispensable : le plat-de-côtes

Le morceau chouchou de Laurent Mariotte, c’est le plat-de-côtes. Il en parle sans hésiter : “Moi, j’adore ce morceau, ça va vraiment parfumer le bouillon”.

Pourquoi ce morceau-là plutôt qu’un autre ? Parce qu’il est plus gras, plus goûteux, avec de l’os et du cartilage. Tout ce gras et ce collagène se diffusent lentement dans l’eau de cuisson. Résultat : un bouillon puissant, rond, presque velouté.

Sans plat-de-côtes, le pot-au-feu est souvent correct. Avec plat-de-côtes, il devient mémorable. C’est vraiment le morceau qui donne du caractère, cette signature que vous cherchez peut-être depuis des années.

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Quels autres morceaux de bœuf choisir ?

Pour suivre la méthode “3 goûts, 3 textures”, voici les morceaux recommandés par les pros comme Laurent Mariotte et son boucher.

  • Paleron : fibre longue, viande gélatineuse une fois cuite. Elle devient très tendre après plusieurs heures.
  • Macreuse : fibre plus courte, un peu plus maigre. Elle apporte une texture différente, agréable en bouche.
  • Joue de bœuf : très riche en collagène, assez ferme au départ, mais ultra fondante après une longue cuisson.
  • Plat-de-côtes : plus gras, avec os, idéal pour parfumer le bouillon.

À la boucherie, vous pouvez donc demander par exemple :

  • 500 g de plat-de-côtes
  • 400 g de paleron
  • 400 g de macreuse ou de joue

Ces quantités conviennent pour environ 4 personnes. Bien sûr, vous ajustez en fonction des appétits. Mais l’idée reste la même : un mélange de gras, de gélatineux et de maigre, pour un bouillon riche et une viande variée.

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Pot-au-feu façon Laurent Mariotte : la recette complète

Voici une base simple, inspirée des conseils de Laurent Mariotte et de son boucher, pour un pot-au-feu parfumé et réconfortant.

Les ingrédients pour 4 personnes

  • 500 g de plat-de-côtes
  • 400 g de paleron
  • 400 g de macreuse ou joue de bœuf
  • 4 carottes
  • 3 poireaux
  • 3 navets
  • 4 pommes de terre (à chair ferme)
  • 1 gros oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 1 petit bouquet garni (thym, laurier, persil)
  • 4 clous de girofle
  • 10 à 12 grains de poivre
  • Gros sel
  • Environ 3 litres d’eau

Préparation étape par étape

1. Épluchez les carottes, les navets, l’oignon et les pommes de terre. Rincez les poireaux. Piquez l’oignon avec les clous de girofle.

2. Dans une grande marmite, déposez d’abord les morceaux les plus gras et gélatineux : plat-de-côtes et éventuellement joue. Couvrez avec environ 3 litres d’eau froide.

3. Portez doucement à frémissement. Dès que l’eau commence à chauffer, écumez la surface avec une louche pour enlever les impuretés. Cela rendra le bouillon plus clair et plus agréable.

4. Ajoutez le bouquet garni, l’oignon piqué de clous de girofle, les gousses d’ail, les grains de poivre et une bonne cuillère à soupe de gros sel. Laissez frémir à feu doux.

5. Après environ 1 heure de cuisson, ajoutez les morceaux plus maigres : paleron et macreuse. La cuisson se fait toujours à petits frémissements, jamais en grosse ébullition. Le pot-au-feu n’aime pas être brusqué.

6. Au bout d’1 h 30 à 2 heures, ajoutez les carottes, les poireaux et les navets. Laissez cuire encore 1 heure. Les légumes doivent être tendres mais pas en purée.

7. Ajoutez les pommes de terre pour les 30 à 40 dernières minutes, selon leur taille. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel si besoin.

Temps total de cuisson : entre 3 et 4 heures. Le bouillon doit frémir doucement tout du long.

Départ à froid ou à chaud : que choisir pour le bouillon ?

Vous avez peut-être déjà entendu deux écoles : certains commencent la cuisson à froid, d’autres plongent la viande dans l’eau chaude. Les deux ont leurs arguments.

Le départ à froid permet de parfumer davantage le bouillon. Les saveurs de la viande et des os diffusent lentement dans l’eau montée en température. Le bouillon est plus riche, plus profond.

Le départ à chaud, lui, garde plus de sucs à l’intérieur de la viande. Les morceaux se tiennent mieux, la texture peut être un peu plus ferme.

Le compromis conseillé par de nombreux cuisiniers, et que reprend Laurent Mariotte, est simple : commencer à froid avec les morceaux gras et gélatineux comme le plat-de-côtes, puis ajouter les morceaux plus maigres, comme le paleron, au bout d’une heure. Ainsi, vous avez à la fois un bouillon généreux et une viande agréable à manger.

Comment servir un pot-au-feu vraiment gourmand

Une fois cuit, votre pot-au-feu peut se déguster de plusieurs façons. C’est aussi ce qui fait son charme.

  • Servez d’abord le bouillon bien chaud dans des assiettes creuses, avec quelques légumes. Un peu de pain grillé à côté, et c’est déjà un repas léger.
  • Proposez ensuite la viande et les légumes dans un grand plat. Ajoutez de la gros sel, de la moutarde forte, un peu de cornichons. Chacun compose son assiette.
  • Le lendemain, vous pouvez utiliser le reste de bouillon pour une soupe de légumes, des pâtes alphabet pour les enfants ou un risotto parfumé.

Et si vous aviez l’impression que votre pot-au-feu “manque de quelque chose”, vous verrez que ce simple morceau, le plat-de-côtes, change vraiment la donne.

En résumé : le geste qui rapproche du pot-au-feu de votre grand-mère

Pour votre prochain pot-au-feu, vous pouvez oublier la mention vague “viande à pot-au-feu” et aller voir votre boucher en étant précis.

  • Demandez 3 morceaux différents : paleron, macreuse ou joue, et surtout plat-de-côtes.
  • Respectez une cuisson longue de 3 à 4 heures, à petits frémissements seulement.
  • Commencez la cuisson à froid avec les morceaux gras, puis ajoutez les morceaux maigres plus tard.

Avec ces quelques gestes simples, votre cuisine va sentir le dimanche midi d’autrefois. Et il y a de fortes chances que, cette fois, l’on vous dise : “On se ressert, il est incroyable votre pot-au-feu.”

Caroline Roussel
Caroline Roussel

Je suis cheffe et autrice culinaire spécialisée en gastronomie française contemporaine. Diplômée de l’Institut Paul Bocuse et passée par plusieurs bistrots parisiens puis une maison étoilée à Lyon pendant plus de dix ans, j’ai affûté mon goût pour les produits de saison et les accords mets-vins. Mes chroniques ont été publiées dans des magazines comme Fou de Cuisine et Régal. Je m’intéresse aussi à la cuisine du voyage et à l’art de recevoir à la maison avec simplicité mais exigence. J’écris ici pour partager des recettes fiables, des adresses éprouvées et un art de vivre gourmand accessible.

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